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Synergie Qi Gong & Shiatsu

LE QI GONG


C’est une des 5 branches de la médecine chinoise.

 

Le Qi est l’énergie vitale, le gong est le travail (la mise à l’œuvre). Le but est de faire circuler l’énergie  par le mouvement du corps et la respiration. La respiration et la concentration sont primordiales pour que  la pratique soit bénéfique.

Contrairement aux mouvements du Tai chi, ceux du qi gong sont assez courts mais pensés pour faire circuler plus efficacement les flux énergétiques selon les méridiens de la médecine chinoise.

 

Les bienfaits : La pratique régulière du qi gong  est une bonne prévention du stress, et permet d’évacuer les tensions.  Elle développe les capacités de concentration, l’aisance pulmonaire, une meilleure connaissance de son corps, ses ressentis.  La souplesse se développe et les étirements amènent aussi une tonicité musculaire. Sur le plan général du mieux être, l’action sur les méridiens permet une meilleure résistance aux agressions extérieures, une régulation du métabolisme  de base.

 

Historique : le terme qi gong est utilisé depuis les années 50 pour regrouper l’ensemble des techniques énergétiques, des méthodes différentes dans leurs pratiques et leurs objectifs.

 

On peut distinguer 4 courants principaux : le taôisme, la MTC, le bouddhisme et les arts martiaux.

 

Le courant taoiste : Au 7° siècle avant notre ère, le YI KING (livre des transformations) transmet des connaissances sur les étapes de transformation du yin et du yang, et donne naissance à une école de la « petite circulation céleste ». la philosophie taôiste relie l’homme au ciel et à la terre, à la recherche de l’harmonie et enseigne des exercices pour purifier le corps, régulariser l’esprit et la respiration. Lao tseu est considéré comme le fondateur de ce courant. Au 2° siècle, se développe le qi gong de l’alchimie interne, qui recherche l’immortalité par des pratiques respiratoires et méditatives.

 

La médecine traditionnelle chinoise : Entre le 2° et le 5° siècle avt JC, le classique interne de l’empereur jaune (huang di nei jing), reprend les connaissances médicales de toute la période ancienne et consacre plusieurs chapitres aux exercices de santé, qui formeront le qi gong médical. Ces techniques sont utilisée en complément  d’autres techniques de la MTC.  Il est fait  le lien entre la respiration, les organes et les méridiens et centre énergétiques du corps. Hua Tuo, un célèbre médecin, a créé dans ce sens, le qi gong des 5 animaux (le tigre, le cerf, l’ours, le singe et la grue) ou l’on imite chaque animal pour renforcer des parties du corps ou des qualités que l’on peut leur attribuer. Il existe aujourd’hui plusieurs méthodes tirées de cet enseignement.

Plus récemment, en 1956, le Dr LIU Gui Zhen, va fonder le premier centre de Qi gong médical à  Beidhaihe. C’est lui qui désigne sous le nom générique de qi gong l’ensemble des techniques énergétiques du travail du corps et de l’esprit. Jusqu’en 1966, de nombreuses recherches scientifiques et médicales étudient ces techniques et leurs effets sur la santé.

 

Le bouddhisme : Il arrive de l’Inde et pénètre en Chine au 2° siècle apr.JC.  des méthodes de respirations sont associées à la méditation. Au 6° siècle, Bodhi Darma, un moine bouddhiste venu de l’inde , séjourne au monastère de Shaolin et transmet une technique de méditation (méditation Chan), et enseigne plusieurs méthodes de gymnastique énergétique destinées à entretenir la santé des moines : le Yi Jin Jing (enchainement pour renforcer les tendons) et le Xi Sui Jing  (technique pour laver les moelles et purifier l’intérieur).  Des techniques martiales  sont associées  également, et les moines atteignent un haut niveau de pratique qui fera leur renommé dans la Chine entière. Les méthodes de Bodhi Dharma  serviront de base au développement de qi gong très utilisés actuellement : La méthode des 18 mouvements (Lian Gong She Ba Fa) et les huit pièces de brocard (Ba duan  jin).

 

Les arts martiaux : Le qi gong martial remonte au 7° siècle et à l’enseignement de Bodhi Dharma qui développe la boxe de Shaolin.  Des styles externes et internes (la force est conservée à l’intérieur) se développent. Trois styles internes apparaissent : le Tai Ji Quan fondé par le Maitre Chen Wang Ting au 18° siècle est comme une forme  martiale de qi gong dynamique. Le Xin yi Quan, qui imite les animaux et les formes de la nature, le Bagua Zhang issu d’une ancienne forme de qi gong taoiste relié aux huit trigrammes du Yi Jing.

 

La pratique : Le qi gong n’est pas une simple gymnastique. Il associe les mouvements corporels, le souffle et la conscience. Les exercices peuvent être dynamiques : assouplissement des articulations, des muscles, des tendons, circulation de l’énergie. Aussi statique : renforcement de l’énergie vitale, développement des perceptions corporelles internes.

 

La base des mouvements  (xing) est l’enracinement : « le corps est enraciné dans la terre et suspendu par le ciel » selon une expression chinoise. Ceci est le garant d’une bonne stabilité physique et psychique, permettant la fluidité des mouvements.

Les mouvements relient les différentes parties du corps harmonieusement, c’est le corps entier qui participe au mouvement, en respectant la physiologie du corps. Chacun devra trouver son mouvement juste, selon ses possibilités, ni trop forcer, ni trop peu.

 

La respiration (Qi) joue un rôle primordial : elle permet un échange entre l’intérieur et l’extérieur, recycler les énergies usées, impulser la vie dans le corps, et distribuer ces souffles. Grâce à l’inspiration, le pratiquant peut concentrer son énergie vers le centre (Le dan Tian), et avec l’expir, il favorise les mouvements de l’énergie vers les extrémités, et le bas du corps.

C’est la respiration naturelle la plus souvent utilisée, sans la bloquer ni la forcer quand il y a des difficultés de coordination des mouvements.

 

La conscience, ou l’intention de la pensée (Yi) va approfondir la pratique. On dit que la pensée guide l’énergie,  elle donne de la force au mouvement, le soutient, lui donne un sens. Pour cela,  le calme intérieur amené par la stabilité du corps, la respiration profonde, va permettre de guider cette pensée à travers le corps, la conscience corporelle et psychique devient  plus intense et donne une dimension encore plus énergétique à la pratique. Le corps et l’Esprit s’harmonisent.

 

BONNE  PRATIQUE !